0 22 novembre 2007 à 12:34 · Classé sous Actualité, France, Politique and taggé: blocage, loi pécresse, LRU, université, vote à bulletin secret, vote à main levé, vote electronique
Sérieusement, je ne m’y attendais pas du tout. Hier, on vote la reprise des cours à 59% et ce matin 8h (et oui c’est violent) S.U.R.P.R.I.S.E, porte fermée, fac bloquée. Et des bloqueurs camouflés à l’intérieur (et accessoirement à l’abris de la pluie). C’est pas que ça devient énervant mais presque.
De toute façon ce vote était contesté avant même d’avoir commencé (on se demande pourquoi) sous pretexte (entre autres arguments T.R.E.S. pertinents) qu’il ne garantissait pas l’anonymat -c’est vrai que lors d’un vote à main levé on ne voit pas du tout nos têtes, mais bon- why not?
0 20 novembre 2007 à 11:13 · Classé sous Actualité, France, Politique and taggé: blocage, loi pécresse, LRU, université, vote à bulletin secret, vote à main levé, vote electronique
Ce serait sans doute un bon début si je voulais m’exprimer en AG mais je devrais poursuivre en empilant les uns sur les autres des propos ininteréssants voire inexactes et ce n’est pas le but (il existe quelques variantes, ma préférée étant quand même je suis apolitique à tendance libertaire, tout un programme). Depuis que j’ai perdu 3 heures (en ne comptant que le temps effectif passé en AG - presque 6h30 en comptant le trajet) je pense que je suis bien placée pour dire à quel point ces AG sont inutiles. Elles ne sont en aucun cas représentative des étudiants, les “anti-blocages” ne se bougeant pas (et après reflexion, je pense qu’ils ont bien raison, pour entendre des conneries pareil autant rester chez soi et aller sur le site de rebellyon, ça évite de faire 2h de bus-métro-tram et on entend les mêmes arguments), les bloqueurs sont persuadés de représenter toutes la masse étudiante. C’est là qu’intervient le problème de légitimité des AG ou un petit groupe de 300 ou 400 (les amphi n’étant pas extensibles) se permet de décider pour une majorité et d’imposer un blocage que tous les autres contestent. Et après, on s’entend dire qu’un vote à bulletin secret n’est pas sûr, que les résultats peuvent être falsifiés… au contraire du vote à main levé qui - on est bien d’accord - ne necéssite aucune fraude pour être F.A.U.X: aucun contrôle du statut d’étudiant des participants au vote, aucun décompte précis des voix, aucun moyen de contrôle. En ce qui concerne le vote électronique, je pense qu’il est beaucoup plus fiable qu’un vote à main levé. C’est le seul moyen permettant à T.O.U.S les étudiants de voter. Et il n’empêche pas le débat pour autant - dans l’hypothèse où nous auriont envisager de participer à ces pseudo-débats où seul ce qui sont contre la loi et pour le blocage peuvent s’exprimer librement sans se faire interrompre - les étudiants restent libres d’aller en AG puis de voter.
Concernant la fermeture de la B.U. (et oui maintenant on ne peut même plus se prendre en main comme les petits adultes que nous sommes -ou pas- et aller approfondir le cours que nous n’avons pas eu en raison du blocage), je trouve assez marrant (ce n’est pas vraiment le bon terme parce que ça ne fait pas rire longtemps) d’entendre qu’il ne faut pas la reprocher aux bloqueurs car c’est une décision de l’administration: en réponse à quoi? à qui?
Au final, on n’est même plus libre d’étudier.
0 15 novembre 2007 à 11:01 · Classé sous Actualité, France, Politique and taggé: étudiants, blocage, loi pécresse, loi relative aux libertés et aux responsabilités des, LRU, université
Voila, ça c’est fait. Le blocage a été décidé par un vote très démocratique, à main levé puisque le vote à bulletin secret (seul moyen de transparence et donc forcémet susceptible de faire stopper les blocages) n’est pas légitime, par des étudiants (et pas seulement) qui ne sont même pas de l’université. C’est dégeulasse, tout simplement. Pour la grande majorité, on réclame juste le droit d’étudier. Alors, en espérant que ça ne dure pas trop longtemps. Rendez-vous à la prochaine AG pour entendre encore une fois, pendant des heures, des débats (enfin, si on peut appeller ainsi ces simulacres d’échanges d’idées) stériles avant de s’exprimer par un pseudo-vote censer donner un aperçu représentatif des étudiants.