On ne l’a pas méritée? Paris a mieux joué? Et alors, on s’en fout, dans une finale seule la victoire est belle. La manière est accessoire. Et la joie est à la hauteur de la déception ressentie l’an dernier, après un match que Bordeaux avait remporté en marquant un but sur… sa première occasion. Cette année encore, on a presque envie de pleurer, mais cette fois, ce sera de bonheur, seulement. A l’instar de Manchester contre Chelsea, l’OL ne pouvait pas perdre ce match. Après la tête sur la transversale de Camara à la 10e minutes de jeu, le sauvetage in extremis de Réveillère sur la frappe de Pauleta, l’arrêt de Greg Coupet sur une nouvelle tentative du Portugais, une nouvelle transversale suivie d’un caffouillage et d’un dégagement de Källström sur sa ligne et évidemment l’arrêt décisif de Coupet sur une frappe de Mendy à la 92e minute, on voyait mal comment la vieille dame pouvait échapper aux lyonnais (évidemment, c’est toujours plus facile à dire après).
Et au bout d’une saison riche en émotion, Sidney Govou, le lyonnais de toujours, a inscrit l’unique but de la partie sur l’une des seules occasions franches de l’olympique. L’OL réalise le hold-up parfait. Paris aurait sans doute mérité de gagner. Et alors? On peut appeler ça de la chance, de l’opportunisme, ou du réalisme, le résultat est le même. La coupe revient aux lyonnais et peu importe que Paris ait sorti le match de sa saison. Qu’est ce que ça change? On ne se souvient déjà plus que l’OL a fait un match de merde, on ne se rappelle pas à quel point ils ont été fébriles défensivement, improductif offensivement pendant 102 minutes. Et comme je l’ai déjà dis, à la limite, on s’en fout. Lyon tient enfin son doublé, les supporters peuvent faire la fête, c’est ça la magie du sport et du foot en particulier.
Certains ont dit que l’OL n’avait jamais été aussi faible que cette saison, n’avait jamais été aussi mauvais que cette année. Et au final? Au final, je dirais qu’ils ont tort, mais ils peuvent toujours essayer de prouver le contraire. Oui, il y a une semaine, l’OL pouvait encore tout perdre. Mais, finalement, on retiendra que l’OL a tout gagné. L’OL a réalisé un doublé, historique dans l’histoire du club, très rare dans l’histoire du football français. Après, on peut toujours critiquer, mais c’est un peu facile.
Je dois avouer que j’ai tout de même une petite déception. Elle s’appelle Hatem Ben Arfa et n’a pas eu l’occasion de montrer l’étendu de son talent sur le terrain. Une nouvelle fois, le prodige lyonnais est resté sur le banc et n’a même pas eu le droit jouer le rôle du joker de luxe. Franchement, j’avais envie de pleurer pour lui. Et je pense que je serais (énormément) déçue si ce superbe joueur enchaîne, la saison prochaine, ses dribbles chaloupé sous un autre maillot. Après, c’est sûr, qu’on ne peut pas lui en vouloir au vue de son temps de jeu ces derniers temps… une décision de l’entraîneur.
L’entraîneur? Parlons-en, tiens. Alain Perrin, lui, le coach le plus critiqué de ces sept dernières années a réussi, la où tous les autres avaient échoué avant lui. Finalement, PPH, ”Passera pas l’hiver”, a passé le printemps en beauté. Mais passera-t-il l’été? On imagine aisément que ce doublé constitura pour lui un faire-valoir non négligeable. Mais cela sera t-il suffisant pour convaincre?
Convaincre? Greg Coupet l’a, une nouvelle fois, fait avec brio. En cet fin de saison, à coup d’arrêt décisif, il aura fait taire ses détracteurs et tous ceux qui voulait mettre Mandanda à SA PLACE en équipe de France. Pour son dernier match sous le maillot Lyonnais, Coupet aura encore sauvé son club. La Coupe de France lui revient en grande partie. Gregory Coupet n’est pas un gardien de but. Non, Coupet est le dernier rempart lyonnais, un monument. Au moins aussi grand et important que Fourvière et Saint-Jean réuni. Une chose est sûre, il va nous manquer, mais on ne peut que le remercier, pour tout. Tout ce qu’il a fait pour le club et tous les arrêts qu’il a effectués. On peut également lui souhaiter bonne chance, pour la suite et pour l’Euro, tout d’abord.
Encore une saison qui se termine et les deux mois sans l’OL qui arrivent s’annoncent un peu long. Mais une fois de plus, je suis très fière de ce club et de cette ville. Merci, pour toute cette joie, merci l’OL.

Bon, voici un article bien long avec (presque) pas de fautes : on voit que le sujet te tiens à coeur.
N’empeche, le match n’était pas très très beau, disons que l’OL meritait le titre depuis un petit moment et que ce n’est que justice
M’enfin, il ne tiens qu’à l’OL de peréniser ses victoires et d’en acquérir d’autres : la champion’s league?…