Le Journal de Lou

Mon site O.F.F.I.C.I.E.L.

Je m’appelle Lou, je suis apolitique et accessoirement…

Mon cours

… et accessoirement je suis pour une université un peu plus, comment dire, libre. Parce qu’il faut bien admettre qu’être obliger de passer pas un cordon (il paraît que c’est l’expression adéquate – mais un épais cordon alors) de policiers (CRS ou gendarmes, je n’ai pas vraiment fait attention), c’est tout sauf normal. C’est regrettable, désolant et même plus je pense qu’on en est arrivé à un point où c’est vraiment grave. C’est sûr, au moins maintenant on peut aller en cours, il y a du progrès, mais il faut voir dans quelles conditions. Personnellement, cela ne me pose aucun problème d’aller suivre mes enseignements pendant que mes « camarades » se font taper dessus dehors en chantant la Marseillaise ( ??) ou je ne sais quel slogan hostile à la police. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est bien fait, qu’ils l’ont bien cherché ou que je m’en fous complètement, mais presque. Je trouve dommage que certains étudiants finissent leur journée aux urgences ou en garde-à-vue, mais au fond, moi, je ne peux rien faire pour eux. Je ne me sens pas solidaire et si le but du blocage de ce matin était de s’attirer la sympathie des étudiants ou de jouer avec notre conscience en se faisant passer pour des martyrs ou des héros (et c’était le cas, n’est ce pas) c’est raté (en tout cas en ce qui me concerne). (C’est comme pour les charmants organisateurs de l’opération pudiquement baptisée « supermarché gratuit ». Il ne faut quand même pas exagérer. A qui vont-ils faire croire que c’est un complot pour permettre de vider les campus? Qu’on les a mis là exprès en leur disant de se servir, que tout était gratuit ? Ou alors c’est un coup des extraterrestres, pourquoi pas, tout est envisageable, ils sont là on ne le sait pas et… ils nous veulent du mal. Ils ont presque essayer de nous convaincre que c’était inadmissible de se faire arrêter pour vol : « En France, le pays des droits de l’homme, non mais vous vous rendez compte un peu ! »). Tout ça pour dire qu’ils pourront continuer à m’insulter autant qu’ils veulent, je continuerais à aller en cours sans avoir l’impression « d’avoir leur sang sur mes feuilles » (et en plus ils ont une âme de poète, si c’est pas beau la révolution). Ils veulent voir les « CRS hors des facs » mais moi ce qui m’arrangerais le plus, c’est qu’on mette les bloqueurs hors des facs. Et qu’on nous laisse bosser tranquille. Parce qu’il paraît que la majorité des personnes ne va pas à l’université pour avoir un diplôme (mais pour recevoir un enseignement, développer leur esprit critique… c’est ce qu’on a entendu pendant 3 semaines dans leur p***** d’AG de m**** - au passage, je ne m’étendrais pas sur la légitimité des AG, lieu de débat, de tolérance et de respect des divers opinions, nous sommes bien d’accord, hier le blocage a été voté sur les quais par 200 personnes à peine dans une salle où seule les grévistes avaient accès, et après on nous parle de l’Etat-policier qui est une menace pour la démocratie, venant de gens qui ne connaissent pas le sens de ce mot, ça me fait bien rire) mais bizarrement (et je suis certainement l’unique spécimen de toute l’espèce humaine dans ce cas) j’aimerais bien avoir mon semestre (et celui d’après et ainsi de suite, jusqu’à ce que je trouve un boulot). Alors on se demande vraiment qui emprisonne qui dans l’histoire. L’université n’est plus libre, mais qui est réellement responsable (les méchants policiers qui viennent casser la grève? Je ne suis pas sûre. Quand on voit de quelle manière les bloqueurs bafouent nos libertés et piétinent la démocratie depuis quelques semaines, on se dit que finalement, c’est le rôle des forces de l’ordre de protéger les citoyens et la liberté. C’est leur boulot et il y a forcément un moment où ils sont amené à le faire. Et il semblerait que ce moment soit arrivé à Lyon II). Je n’aurais jamais pu imaginer qu’un blocage puisse aller aussi loin. Pour moi, c’était juste un harmonieux empilement de table et de chaise devant l’entrée. Mais je me suis rendu compte que c’est beaucoup plus important que ça.

D’autre part, je rigole bien quand je vois les bloqueurs se plaindre d’être obliger de montrer sa carte étudiant pour rentrer dans l’université. Qu’est ce qu’ils nous demandaient, eux, quand nous tentions (parfois avec succès parce que si bloquer est la seule chose qu’ils savent faire, ils ne sont même pas foutu de le faire correctement) de passer leurs barrages filtrants ? Nos noms, notre année d’étude, parfois nos cartes étudiants (cherchez l’erreur…).

Et le pire. C’est tous ceux qui nous ont littéralement pris la tête pendant ces trois dernières semaines, qui nous ont sermonner pendant des heures sur l’université qu’on allait laisser à nos enfants (une université où les enseignement seront dicter par un méchant capitaliste chef d’entreprise, qui formera les étudiants à la chaîne selon ses besoins et j’en passe et des meilleures) et qui dès la reprise sont les premiers en cours et les premiers à critiquer le blocage, parce que maintenant il faut rattraper les cours manqués le soir jusqu’à 20h, le samedi (qui a dit que les étudiants n’étaient qu’une bande de fainéants ?). C’est con, c’est sûr, mais au final on est tous pénalisé à cause d’une minorité.

Voilà, j’ai presque tout dis mais je vais m’arrêter là parce que la suite risquerait d’être un peu triviale et ce n’est pas le but.

18 commentaires »

  j-m wrote @ 0 7 décembre 2007 at 12:52

ce n’est pas le “bu”… ^_^
bon est après ia aussi ceux qui sont comme moi qui réclame une fac libre de bloqueur; libre de crs et libre de…professeurs.
Bin oui, la fac c’est pas fait pour bosser on m’a dit? Aurais-je été eu? damned!
nan jplaisante, j’approuve des deux mains ;) (”à l’unanimité des gens pour” ;)

  yoric wrote @ 0 11 décembre 2007 at 5:19

Je m’appelle (presque) Yoric, je suis apolitique et je n’ai rien à voir avec le blocage. Je me contenterai juste de faire remarquer que les bloqueurs et autres grévistes n’ont pas fait tout cela juste pour le plaisir d’embêter le monde. Ils défendaient une certaine conception de l’université, que certains disent obsolète, avec peu ou pas de droits d’inscription, des enseignements et des recherches indépendantes du pouvoir, le tout en se passant de l’idéologie de la rentabilité à court terme. Selon les endroits, ils ont été remerciés par des insultes, des menaces, des vigiles privés, des coups ou des CRS.

Ils étaient une minorité ? Oui, certainement. Les anti-bloqueurs étaient-ils plus nombreux ? J’en doute fortement. Et la masse ? La masse, elle s’en fout. La masse, elle n’a pas lu la LRU, elle ne veut pas savoir ce qui lui arrivera dans quelques années, ou à ses frères et sœurs ou à ses enfants. Non, elle veut ses partiels. C’est compréhensible, mais c’est aussi un air connu. Quand seule une minorité a la volonté de s’exprimer, il ne peut pas y avoir de démocratie, ni dans un sens ni dans l’autre.

Alors, je ne prétendrai pas que les grévistes étaient tous parfaits ou tous irréprochables. Je ne sais pas comment ils étaient dans ta fac. Je peux juste te dire que, là où je les ai vus, ils étaient calmes, responsables et posés. Et que, oui, les AGs étaient faites dans des amphis bondés où ceux qui arrivaient en retard — par exemple ceux qui voulaient juste arrêter le blocage, et qui arrivaient souvent juste pour le vote, sans avoir participé aux débats — n’arrivaient pas à entrer.

Était-ce un simulacre de démocratie de leur part ? À mon avis, non. Avaient-ils tort de protester ? J’ai lu la loi LRU et je ne pense pas. Avaient-ils d’autres moyens ? Je n’en vois pas.

  Lou wrote @ 0 11 décembre 2007 at 7:27

Avaient-ils tort de protester? Sûrement pas. Mais avaient-ils le droit de le faire de cette manière? La masse n’a sans doute pas lu la LRU mais beaucoup de bloqueurs étaient dans le même cas. Et pour avoir discuter avec certains d’entre eux, pour être allée (devrais-je dire, avoir perdu du temps) en AG, je peux dire que les 3/4 des gens n’avaient aucune idée de ce sont ils parlaient. Mais après tout, je ne vois aucun inconvénient à ce qu’ils s’expriment. Alors oui parfois ils ont été remerciés par des insultes. Mais que s’est-il passé pour les quelques étudiants opposés au blocage qui ont tentés de s’exprimer lors des AG? Et comment ont été acceuillis ce qui sont rentrés dans la fac juste à la fin du blocage? Et pour ce qui en ce qui concerne les coups et/ou les crs, j’ai entendu des bloqueurs discuter et c’était précisemment le but, passer pour des marthyrs pour redonner du souffle à un mouvement qui s’épuisait. Alors je suis d’accord qu’ils avaient le droit contester la LRU (et peut être que sur ce point là je ne suis pas en désaccord avec eux), mais je pense que de mon côté, j’ai le droit de contester les moyens. Parce que bloquer une fac n’est pas un moyen. Mon université avait proposée différentes mesures pour permettre aux étudiants (notamment boursiers) de s’organiser contre la LRU parmis lesquelles on trouvait la banalisation de certains créneaux horaires dans la journée pour que les étudiants puissent débattre ou manifester. Qu’a t-on obtenu par le blocage qu’une manifestation ne nous aurait pas permis d’obtenir? Rien. Et au final, quelles garanties a t-on obtenue pour l’université de demain? Que nous a apporté ce blocage de 3 semaines? Rien.

  yoric wrote @ 0 11 décembre 2007 at 8:56

C’est dommage que tu aies eu cette expérience. Tout ce que je peux te dire c’est qu’il y a des universités dans lesquelles cela s’est mieux passé — avec notamment des distributions du texte de la loi à l’entrée des AG, ainsi que de divers documents sur les différences entre la loi et l’ancienne.

La grève a-t-elle été utile ? Probablement pas, mais c’est lié au blocus médiatique plus qu’à autre chose. Était-elle nécessaire ? C’est à voir. Y avait-il d’autres moyens ? Si tu en connais, n’hésite pas à les signaler aux bloqueurs, je pense qu’ils seront heureux de trouver une aternative.

  Lou wrote @ 0 11 décembre 2007 at 11:48

Je ne pense pas que ce soit véritablement les propositions d’alternatives qui aient manquées mais plus l’écoute qu’elles auraient du recevoir. En effet, je suis d’avis que l’idée de dégager des créneaux horaires dans la journée était plus que pertinente. Cela aurait permis la poursuite des enseignements tout en aménageant une place pour le débat. Parce qu’une université bloquée est tout sauf un lieu de démocratie. La plupart des étudiants opposés au blocage ne prennent pas la peine de se bouger et les rares qui font l’effort, ne pouvant de toute manière pas rentrer ont bien du mal à faire valoir leur point de vue. Je vois des alternatives, mais je ne suis pas persuadée que les bloqueurs auraient été ravis (voir seulement intéressés) de les entendre. Je suis convaincue en revanche, que notre meilleur espoir d’obtenir des avancées résidait dans la négociation (et oui, je sais, il y en a que la seul évocation du mot fait bondir) car il faut bien avouer que demander l’abrogation pur et simple n’était qu’une perte de temps.
Tout simplement.

  yoric wrote @ 0 12 décembre 2007 at 7:52

Lorsque des négociations ont eu lieu — et des négociations ont effectivement en lieu, loin des caméras — Madame Pécresse a été claire, il n’était pas question une seule seconde de revenir sur la loi. Acheter les syndicats à l’aide d’argent pris sur les universités, pas de problèmes, mais négocier la loi, hors de question. Il faut croire que la dame jouait son poste. Et le reste du temps, Madame Pécresse prétendait devant les journaux qu’il n’y avait aucune opposition à la loi. C’est que, pour négocier, il faut avoir quelque chose à proposer et, en l’absence de soutien médiatique, le mouvement anti-LRU n’avait rien.

Sur l’idée de dégager des créneaux horaires, pourquoi pas. Il faudrait surtout en parler à ceux qui sont le plus remontés contre la loi — bloqueurs ou non. Malheureusement, cela aura encore moins d’effet que le blocage, puisque la discussion restera, encore plus, entre étudiants.

Si un mouvement devait repartir, on ne peut que lui souhaiter d’arriver à contourner le blocus médiatique. Mais cela demandera beaucoup d’imagination et probablement plus de prise de risques. Ne me demande pas comment, je n’ai pas d’idées précises.

Voilà. Bon courage pour la reprise.

  j-m wrote @ 0 13 décembre 2007 at 7:40

J’aimerais savoir yoric dans quelle filière tu étudie, j’ai la chance pour ma part d’étudier les sciences politiques à l’université lyon II et l’étude des mouvements sociaux fait partie intégrante de notre cursus. Loin de moi l’idée de parler d’or et d’être porteur de vérité: ma pensée est subjective comme l’est celle de tout un chacun, cependant il me semble nécessaires de rectifier certaines choses: tout d’abord le blocus médiatique n’était pas aussi fort que tu a pu le penser, ensuite ce même blocus ne nuit pas forcement au mouvement, au contraire car l’utilisation -pour ne pas dire la politisation- qui en est faite peut être dangereuse pour ce mouvement (que je le soutienne ou pas n’est pas la question).
Voila pour ce qui du traitement fait par les médias. A noter aussi l’incohérence et l’inefficacité du mouvement, partagée entre la défense de l’université et l’opposition au gouvernement (à ce propos le rattachement au revendication des cheminot à noyer la médiatisation du mouvement).
Enfin, il y aurais encore bien matière à polémique mais cela prendrais trop de temps, disons simplement pour finir que je partage moi aussi l’idée d’une université ouverte, lieue de savoir et de respect toute entière dédiée à la transmission des sciences (le savoir contre le savoir-faire: tu peut lire à ce sujet Hannah Arendt).
Si tu veut mon avis a propos des blocages je suis contre (tu n’a qu’à voir l’article “la mort du petit prince” sur mon blog; je n’ai plus de salive… ;)
cordialement

  yoric wrote @ 0 20 décembre 2007 at 12:57

J’aimerais savoir yoric dans quelle filière tu étudie

Pom, pom, pom… On peut sauter la question ?

tout d’abord le blocus médiatique n’était pas aussi fort que tu a pu le penser

Tu penses ? J’ai entendu parler d’un étudiant qui, suite à une charge de CRS sur sa manif, risquait toujours de perdre un œil (à ma connaissance, seul Le Canard y a fait echo), de leaders syndicalistes étudiants chopés et arrêtés de manière ciblée au milieu d’une manif (je crois que c’était à la Sorbonne), de gros bras privés embauchés pour vider des bloqueurs (plusieurs facs), d’un président d’université filmé en train de tabasser un étudiant (vu sur France 3, oublié depuis), de journalistes qui ont “oublié” de se rendre à des rendez-vous avec des leaders syndicaux ou à des manifs, etc. Qui est au courant ? Parce que j’ai bien l’impression que, pendant ce temps-là, les journaux parlaient d’autre chose. Alors on a lu ou entendu depuis le premier jour que le mouvement s’essouflait, que les bloqueurs ne savaient pas de quoi ils parlaient et qu’ils “prenaient en otage” les autres étudiants, supposés plus studieux. Dans Libération, Madame Pécresse a même trouvé le moyen de donner une interview dans laquelle elle prétendait qu’il n’y avait aucune opposition réelle à la loi — sans tenir compte un instant des étudiants anti-LRU (bloqueurs ou non), des enseignants, des chercheurs…

ce même blocus ne nuit pas forcement au mouvement, au contraire car l’utilisation -pour ne pas dire la politisation- qui en est faite peut être dangereuse pour ce mouvement

Je ne suis pas certain de comprendre la phrase. Personnellement, tout ce que je peux imaginer, c’est que ce blocus va conduire le mouvement et ses successeurs à une radicalisation. Ce n’est pas quelque chose de souhaitable, mais c’est la réaction naturelle de celui qui se sent ignoré alors qu’il se révolte pour une cause qu’il considère comme juste.

Je préciserai aussi une chose : aux premiers jours du blocage, je considérais déjà que cette forme de résistance était une cause perdue. J’avoue que je me suis pris à espérer, à un moment. Mais surtout, ce à quoi je réagissais était le traitement injuste des bloqueurs par les médias et par de nombreux étudiants et enseignants. Parce que je pense que la loi LRU mérite qu’on s’y oppose en faisant un peu plus que hausser les épaules.

Voilà. Pour Hannah Arendt, on m’a conseillé de nombreuses fois de lire son essai, je crois que je vais bien finir par trouver le temps de le faire. Je jetterai aussi un œil à ton blog.

Tout aussi cordialement, Yoric

  Lou wrote @ 0 20 décembre 2007 at 5:33

Je n’ai jamais dis que je trouvais normal que des étudiants se fassent taper dessus, maintenant, quand on voit que la reprise des cours a été voté à 59% (petit majorité) et que deux semaines plus tard, l’université étant toujours bloquée, les étudiants se sont à plus de 85% (sans appel) exprimé contre le blocage sans que les bloqueurs ne prennent en considération ces résultats, il faut bien avouer qu’à part demander l’intervention des forces de l’ordre, je ne vois pas vraiment ce que la présidence de l’université pouvait faire. Pour revenir sur le blocus médiatique, c’est sûr, le mouvement n’a pas été suffisament relayé dans les journaux (à part dans l’édition Grand Lyon de la 3). Mais c’est tout le temps pareil: les journaux ne parlent que de ce qui intéresse et ce n’est pas valable que pour cette contestation la. Evidemment, étant donné qu’on était particulièrement concerné, on s’est rendu compte de l’ampleur du mouvement - au niveau des universités- mais il faut bien avouer que le blocage n’a pas eu d’impact sur le reste.
Je pense que la principale cause d’essouflement du mouvement à été la généralisation de la contestation. En effet, je veux bien comprendre qu’on utilise l’université pour contester des réformes qui la concerne. Et quand tu parle de “cause juste”, je pense que tu veux parler de la réforme des université. Mais, en tout cas à LYON II, les bloqueurs avaient un objectif plus général: une contestation d’ensemble contre une politique, contre un modèle de société “qu’on voulait nous imposer”(???) Peut-on réellement dire que cette politique n’a pas été approuvée par les français quand elle a été exposée dans la campagne d’un président qui par la suite a quand même été élu. On peut être en désaccord avec, il n’en reste pas moins que la démocratie c’est ça aussi. L’an dernier, entre le premier et le second tour des élections, les associations syndicales qui contestent la politique actuelle du gouvernement nous appelaient à voter blanc ou s’abstenir… maintenant il n’y a plus qu’à assumer et ça risque bien de durer 5 ans. Ces mêmes associations reclamaient il y a deux semaines la démission de Nicolas Sarkosy (rien que ça…). Alors je comprends le manque de médiatisation. Après, je ne parle que de ce que j’ai vu et entendu. A LYON II ça s’est passé ainsi et j’ose espérer qu’ailleurs c’était différent parce que sinon c’est vraiment effrayant.

  Lou wrote @ 0 20 décembre 2007 at 5:41

ah oui, j’ai oublié de dire que depuis la réouverture de l’université, on peut débattre (notamment pendant certains cours comme la méthodo qui en règle général ne sert strictement à rien et qui a donc trouvé son utilité) dans une ambiance un peu plus saine. On peut exposer son point de vue, sans su faire huer, siffler voire insulter. Et la question n’est plus pour ou contre le blocage. Aujourd’hui, on peut réflechir sur les dangers de la LRU, sur les avancées qu l’on nous promet, sur notre en avenir en définitive… Et ceux qui continuent la grève (bizaremment, il n’y en a plus des masses) sont toujours libre de nous distribuer des tracs et nous expliquer leur action. Il n’y a plus de CRS, plus de vigile, on n’est plus obliger de faire le tour du campus pour rentrer par une toute petite porte après contrôle de notre carte étudiant. Alors qu’on ne me dise pas que le blocage était nécessaire pour organiser la grève, pour permettre le débat et la démocratie…

  j-m wrote @ 0 21 décembre 2007 at 11:24

@ yoric>>

Pom, pom, pom… On peut sauter la question ?

Tout d’abord, excuse moi pour ce malentendu (j’ai sauté trop vite au conclusion: pour ma défense, j’avais plus de probabilité de tomber sur un étudiant ^_^)

J’ai entendu parler d’un étudiant qui, suite à une charge de CRS sur sa manif, risquait toujours de perdre un œil”

Ensuite, je tiens à souligner la dangerosité de l’anecdotique, c’est un “outils” souvent utilisé pour légitimé une action ou un argumentaire, mais qui n’a rien de rationnelle. C’est notamment (je ne tiens pas a faire de parallèle douteux, c’est simplement à titre informatif) une façon pour le front nationale de justifier
ses positions sur l’immigration.
A propos de ce que je disait, seul une étude systématique pourra être révélatrice, études qui devrait bientôt paraitre vu la rapidité des chercheurs à analyser les mouvements sociaux. Nonobstant une rapide analyse d’un large spectre de sources médiatique semble montré ‘a priori’ que donc ce blocus n’était pas si important que ci-avant dit (d’ailleur tu cite toi même france 3 ou le canard enchainé. En passant, le canard enchainé est, à mon sens, une très bonne source d’information, si l’on considère le gros travail de fond effectué).
Rajoutons qu’il existe une réelle méfiance vis-a-vis des médias de la part des mouvement étudiant qui refusèrent que les médias assistent aux AGs (du moins à certaines, je ne prétend pas donner une vérité totale, n’oublions pas que l’anecdotique c’est le MaaAaL).

Quand à ma phrase un peu énigmatique, elle provient d’une façon d’étudier les mouvements sociaux dit ‘contemporains’: on peut aujourd’hui discerner 2 formes principales de mouvements il me semble: les mouvement ’sans-’ (’sans-papier’; ’sans-abris’;… ;) dont fait partie ‘a priori’ le mouvement étudiant. Ensuite existe des mouvements dit ‘d’experts’(comme le mouvement des internes par exemple).
Les mouvements des ’sans-’ sont des mouvements qui n’ont pas de légitimé immédiate pour le gouvernement, leurs médiatisation est donc nécessaire; alors que les mouvement ‘d’expert’ ne sont
pas médiatisé car il ne veulent pas mobilisés l’opinion: ils peuvent traités d’égal à égal avec le gouvernement car il possède autorité dans leurs domaine ( Qui à vraiment entendu parler du mouvement des internes dans les médias?).
Ainsi je pense qu’il aurait été plus judicieux de chercher à mobiliser davantage les “expert” (MdCs; doctorants; vacataires; personnel;… ;) afin d’instaurer un dialogue contraignant avec le gouvernement..

Pour finir je ne hausse pas les épaules à la loi LRU, simplement je me dis qu’elle reste dans la logique réformatrice du gouvernement et que ce même gouvernement à été élu démocratiquement, et bien que je n’approuve pas la politique actuelle, qui est à mon sens absurde (privilégiant la bonne marche du système que la vie des citoyens), j’ai la faiblesse de croire que la violence politique physique est dépassée.Erreur impardonnable, je le confesse.
La démocratie comme utopie? On a pu voir de plus mauvais travers…
cordialement

@ Lou>>
Oui, les débats on repris. Le président de Lyon II s’est exprimé contre la LRU: sincérité ou démagogie je n’en sais rien…
En tout cas les nouveau statut de l’université seront voté en janvier; de nouveaux blocage en perspective? :(

  j-m wrote @ 0 21 décembre 2007 at 11:27

oupsss j’ai oublié de fermer les balise de citation :S

  Lou wrote @ 0 21 décembre 2007 at 12:29

Les nouveaux statuts seront votés le 18 janvier… juste après la fin des partiels, c’est la technique. Ils pourront bloquer pendant une semaine, si ça les amuse on sera en vacances.

  yoric wrote @ 0 21 décembre 2007 at 7:23

Je n’ai jamais dis que je trouvais normal que des étudiants se fassent taper dessus,

M’en fous, t’as pris pour les autres :) Et puis je réagissais à des choses du genre

Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est bien fait, qu’ils l’ont bien cherché ou que je m’en fous complètement, mais presque.

Ah, et au sujet de

Mais c’est tout le temps pareil: les journaux ne parlent que de ce qui intéresse et ce n’est pas valable que pour cette contestation la.

tu penses vraiment qu’une crise qui bloque tout de même 50 centres universitaires sur environ 80 (c’est-à-dire tout de même quelques bonnes dizaines de milliers de personnes), qui fait intervenir les CRS, qui fait des blessés graves, etc. n’intéresse pas les médias ? Parce que je crois me souvenir que, il y a deux ans, pour le CPE, les mêmes médias étaient bien intéressés.

Alors qu’on ne me dise pas que le blocage était nécessaire pour organiser la grève, pour permettre le débat et la démocratie…

Je ne dis pas ça. Même si je pense que grâce au blocage, justement, il y aura un débat à l’intérieur de l’université qui n’aurait probablement pas eu lieu sinon.

  Lou wrote @ 0 22 décembre 2007 at 2:23

Un débat à l’intérieur de l’université? Je vois mal comment ça aurait pu arriver sachant que l’on ne pouvait même pas rentrer (il y avait tous les jours des AG de grévistes auxquelles on ne pouvait pas assister -d’où le G censé signifier générale - certains d’entre nous ont tenté d’organiser une réunion anti-blocage pour voir comment on pouvait se sortir de cette situation mais les bloqueurs nous ont refusé l’accès). Après, c’est sûr que chacun à sa vision du débat et de la démocratie (depuis que j’ai appris que la démocratie c’était “imposer sa force physique”, je suis ouverte à tout).
En ce qui concerne mon “Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est bien fait, qu’ils l’ont bien cherché ou que je m’en fous complètement, mais presque”, j’ai dis ça parce qu’après avoir discuter avec certains bloqueurs et une responsable de l’UNEF Lyon j’ai pu me rendre compte que le but du blocage du jeudi 6 décembre était justement qu’ils passent pour des “marthyrs” et qu’ils obtiennent ainsi “la sympathie des étudiants”. Je voulais juste dire que ça ne me faisait ni chaud ni froid, et que ce n’est pas parce qu’ils sa faisaient tabasser que j’allais les considérer comme des héros et soutenir leur mouvement.
Sinon, il semblerait qu’en ce moment les médias ne s’intéressent pas trop à ce qui se passe en France… à part la vie de Nicolas Sarkosy on ne sait pas grand chose, mais c’est peut être le but.

  j-m wrote @ 0 22 décembre 2007 at 3:25

Nan et puis faut voir le coté positif de la chose: pour les étudiants en science politiques et en science sociale c’est un sujet de recherche super intéressant. :)

  JANCAP wrote @ 1 8 février 2008 at 6:13

APOLITISME: technique de camouflage, utilisée par la droite et les ultralibéraux de l’économie, pour “ratisser large” dans les élections, en prenant les citoyens pour des imbéciles, afin de les amener à voter contre leurs intérets et pour le maintien des privilèges et autres systèmes de domination dans la société.
Antinomique avec la République sociale et la devise Liberté-Egalité-Fraternité.

  Lou wrote @ 1 8 février 2008 at 11:18

J’aurais plutôt dit “technique de camouflage utilisée dans les AG pour masquer un discours forcément politique sur évènement qui l’est tout autant”. Mais après, le titre de mon article était évidemment ironique…

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